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Les Etats-Unis conservent leur avance en matière de sciences


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Les Etats-Unis conservent leur avance en matière de sciences et technologies - pour combien de temps ?http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55097.htm

Une nouvelle étude de la RAND Corporation sponsorisée par le Ministère de la Défense américain se veut rassurante et cherche à temporiser la pléthore de rapports alarmistes qui prédisent une érosion rapide de la position de leader des Etats-Unis dans les domaines des sciences et des technologies. Cette étude rappelle que les Etats-Unis représentent 40% des dépenses mondiales totales en R&D, emploient 70% des Prix Nobel dans le monde, et abritent les trois-quart des quarante meilleures universités du monde.

D'après le rapport, les investissements américains totaux (publics et privés) dans la recherche et le développement (R&D) ont augmenté à un rythme similaire à celui enregistré dans les autres pays et plus vite qu'en Europe et au Japon. En outre, même si des pays tels que la Chine, l'Inde et la Corée du Sud investissent lourdement dans la R&D, ils ne représentent pas encore une part importante de l'innovation et de la production scientifiques mondiales qui continuent à être dominées par les Etats-Unis, l'Europe et le Japon. Les auteurs du rapport considèrent également que les avancées réalisées à l'étranger ne sont pas nécessairement néfastes pour les Etats-Unis, les entrepreneurs américains pouvant en tirer parti.

Parmi les potentielles faiblesses des Etats-Unis, le rapport cite les résultats peu satisfaisants des élèves américains en mathématiques et en sciences dans l'enseignement primaire et secondaire et le fait que les étudiants américains portent un intérêt limité aux carrières dans la science et l'ingénierie. Dans le même temps, les universités de l'Union européenne et de la Chine produisent plus de diplômés en sciences et en ingénierie chaque année que les Etats-Unis. Cependant, les données récentes sur les salaires et l'emploi ne semblent pas confirmer la réalité d'un manque de travailleurs en sciences et en technologies, contrairement à ce que l'on entend souvent.

Le flux d'étudiants, de scientifiques et d'ingénieurs étrangers a été un facteur clé qui a permis à la force de travail américaine en sciences et technologies américaine de croître plus vite que le nombre de diplômes d'ingénieurs et de scientifiques aux Etats-Unis. Maintenir ce flux paraît fondamental. Encore faut-il savoir si la dépendance croissante des Etats-Unis envers les scientifiques et ingénieurs étrangers ne rend pas le pays plus vulnérable. Ces dernières années, près de 70% des scientifiques et ingénieurs étrangers diplômés d'une université américaine ont fait le choix de rester aux Etats-Unis, mais la proportion de ceux qui restent pourrait diminuer car les conditions de recherche et les salaires s'améliorent à l'étranger. Une réduction récente du nombre plafond de visas d'immigrants (H1-B) a l'inconvénient de réduire le flux de scientifiques et ingénieurs étrangers et pourrait entraîner la délocalisation de davantage de R&D et d'infrastructures à l'étranger.

L'étude de la RAND propose un certain nombre de recommandations pour répondre aux défis à venir :

- Financer un organisme qui assurerait le suivi périodique et l'analyse de la performance des Etats-Unis et l'état de la force de travail américaine en sciences et en technologies.

- Faciliter pour les étrangers qui ont obtenu un diplôme d'une université américaine en science et en ingénierie la possibilité de rester aux Etats-Unis indéfiniment

- Faciliter pour les personnes hautement qualifiées la possibilité d'immigrer aux Etats-Unis.

- Continuer à améliorer l'enseignement en primaire et en secondaire en général et en sciences et technologies en particulier.

- Augmenter la capacité des Etats-Unis à apprendre des centres de recherche en Europe, au Japon, en Chine, en Inde et dans d'autres pays afin de bénéficier des avancées technologiques et scientifiques qui y sont réalisées. Le rapport cite un certain nombre de moyens à cette fin : établir des entreprises communes, encourager la recherche en collaboration, renforcer les liens entre les chercheurs et les étudiants américains d'une part et les centres étrangers de R&D d'autre part (bourses, emplois dans les laboratoires étrangers au sein de multinationales, études à l'étranger, congés sabbatiques, postdoctorats...) et établir des réseaux informels avec les professionnels des sciences et de l'ingénierie qui ont étudié aux Etats-Unis. Les professionnels étrangers peuvent également contribuer à établir des liens avec les centres de cherche d'excellence à l'étranger.

L'approche de ce rapport se veut différente et plus optimiste que celle des nombreux autres rapports sur le sujet. Cependant, ses conclusions et ses recommandations restent proches de celles des rapports publiés précédemment. En effet, si les auteurs insistent sur le fait que les Etats-Unis demeurent le leader mondial de l'innovation, ils reconnaissent également l'existence de défis à long terme et que les Etats-Unis vont devoir prendre des mesures afin de conserver leur première place.

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